Simulateur : vendre ou louer son bien

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Faut-il vendre ou louer son bien immobilier ?

Lorsque vous possédez un bien immobilier que vous n'occupez plus (déménagement, héritage, investissement locatif à arbitrer), un choix crucial se pose : le vendre pour récupérer le capital et le réinvestir ailleurs, ou le mettre en location pour percevoir des revenus réguliers tout en conservant un actif patrimonial. Ce dilemme touche de nombreux propriétaires français, et la réponse n'est jamais universelle : elle dépend de votre situation personnelle, de vos objectifs financiers et des conditions du marché.

La vente offre l'avantage de la liquidité immédiate : vous récupérez un capital important que vous pouvez réinvestir sur des supports financiers (assurance-vie, PEA, SCPI) ou utiliser pour un autre projet immobilier. La location, en revanche, procure des revenus récurrents, une protection contre l'inflation (les loyers sont indexés) et la possibilité de transmettre un patrimoine immobilier à vos héritiers dans des conditions fiscales avantageuses.

Notre simulateur compare objectivement les deux options en intégrant l'ensemble des paramètres financiers : rendement locatif net après charges et impôts, capital net après vente (déduction faite de l'impôt sur la plus-value), rendement d'un placement alternatif et projection du patrimoine sur 5, 10 et 15 ans.

Comment fonctionne la comparaison ?

Le simulateur analyse deux scénarios parallèles et projette votre patrimoine dans le temps :

  • Scénario « Louer » : vous conservez le bien et percevez des loyers. Le rendement locatif net est calculé après déduction des charges de copropriété, de la taxe foncière, des travaux d'entretien et de l'imposition (TMI + prélèvements sociaux de 17,2 %). Le patrimoine évolue en fonction de la valeur du bien (hausse immobilière) et des revenus locatifs nets réinvestis.
  • Scénario « Vendre » : vous vendez le bien et récupérez le capital net après impôt sur la plus-value. Ce capital est placé sur un support financier (rendement de 4 % par défaut). Le patrimoine croît selon le rendement net du placement.

L'impôt sur la plus-value immobilière

La plus-value immobilière (différence entre le prix de vente et le prix d'achat majoré) est imposée à 19 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux, soit un taux global de 36,2 %. Des abattements pour durée de détention s'appliquent progressivement : exonération totale d'impôt sur le revenu après 22 ans de détention, et exonération totale de prélèvements sociaux après 30 ans. Une surtaxe s'applique pour les plus-values nettes supérieures à 50 000 €.

Barème et données 2026

Abattements pour durée de détention sur la plus-value immobilière

Durée de détention Abattement IR (19 %) Abattement PS (17,2 %)
Moins de 6 ans0 %0 %
De 6 à 21 ans6 % par an1,65 % par an
22e année révolue4 % (solde)1,60 %
Au-delà de 22 ansExonération totale9 % par an
Au-delà de 30 ansExonération totaleExonération totale

Fiscalité des revenus locatifs (régime micro-foncier vs réel)

Régime Condition Fonctionnement
Micro-foncierRevenus fonciers < 15 000 €/anAbattement forfaitaire de 30 %, imposition à la TMI + 17,2 % PS
Régime réelRevenus fonciers > 15 000 €/an ou optionDéduction des charges réelles (travaux, intérêts, assurance, gestion)
LMNP (meublé)Revenus < 77 700 €/anAbattement de 50 % (micro-BIC) ou amortissement (réel)

Conseils et optimisations

  • Calculez le rendement locatif net-net : le rendement brut (loyer annuel / valeur du bien) est trompeur. Déduisez les charges, la taxe foncière, la vacance locative (1 mois/an en moyenne), l'assurance PNO et l'imposition. Le rendement net-net est souvent 2 à 3 points inférieur au rendement brut.
  • Évaluez la durée de détention restante : si vous détenez le bien depuis plus de 22 ans, la plus-value est exonérée d'impôt sur le revenu. Après 30 ans, l'exonération est totale. Attendre quelques mois ou années supplémentaires peut faire économiser des milliers d'euros d'impôt.
  • Comparez avec les placements alternatifs : si le rendement locatif net est de 3 % mais qu'un portefeuille diversifié rapporte 5 %, la vente et le réinvestissement sont plus rentables. Mais n'oubliez pas que l'immobilier offre un effet de levier (crédit) et une protection contre l'inflation.
  • Pensez à la transmission : conserver un bien immobilier pour le transmettre peut être fiscalement avantageux grâce aux abattements sur les donations et successions. En revanche, un bien locatif transmis en indivision peut créer des conflits entre héritiers.
  • Anticipez les gros travaux : un ravalement, une rénovation énergétique (DPE) ou une mise aux normes peuvent représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros. Intégrez ces coûts dans votre réflexion, surtout avec l'interdiction progressive de louer les passoires thermiques (DPE G en 2025, F en 2028).

Questions fréquentes

La vente est préférable lorsque le rendement locatif net est faible (inférieur à 3-4 %) et que vous pouvez placer le capital à un rendement supérieur. C'est aussi le bon choix si des travaux importants sont à prévoir (rénovation énergétique, mise aux normes DPE), si le marché immobilier local est au plus haut, ou si vous avez besoin de liquidités pour un autre projet. Enfin, si la gestion locative vous pèse (locataires difficiles, impayés, entretien), la vente peut vous libérer d'une charge mentale importante.

La location est avantageuse lorsque le rendement locatif net dépasse 4-5 %, si le marché immobilier local est en hausse, ou si vous souhaitez conserver un patrimoine pour la transmission. C'est aussi intéressant si vous bénéficiez d'un régime fiscal avantageux (LMNP avec amortissement, déficit foncier) ou si le bien est situé dans une zone de forte demande locative (tension locative élevée, faible vacance). La location permet aussi de conserver un effet de levier si le bien est encore financé par un crédit.

La plus-value brute est la différence entre le prix de vente et le prix d'achat (majoré des frais d'acquisition forfaitaires de 7,5 % et des travaux, forfait de 15 % après 5 ans de détention). La plus-value nette est obtenue après application des abattements pour durée de détention. L'impôt total est de 36,2 % (19 % IR + 17,2 % PS). Exonération d'IR après 22 ans, exonération totale après 30 ans. Une surtaxe de 2 à 6 % s'applique au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Non, les revenus locatifs comportent plusieurs risques : vacance locative (1 à 2 mois par an en moyenne selon les zones), loyers impayés (environ 2 % des baux en France), dégradations du bien par le locataire, et évolution défavorable de la réglementation (encadrement des loyers, normes DPE). Vous pouvez atténuer ces risques avec une assurance loyers impayés (GLI, coût d'environ 2,5 à 3,5 % des loyers) et une sélection rigoureuse des locataires.

Oui, vous pouvez vendre un bien occupé par un locataire. Deux options s'offrent à vous : vendre le bien « occupé » (le locataire reste en place avec son bail, mais le prix est généralement inférieur de 10 à 15 %), ou donner congé au locataire pour vente à l'échéance du bail (préavis de 6 mois en location vide, 3 mois en meublé). Dans ce second cas, le locataire bénéficie d'un droit de préemption : il est prioritaire pour acheter le bien aux conditions proposées.

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) a un impact croissant sur le choix vendre/louer. Depuis 2025, les logements classés G sont interdits à la location, et les F le seront en 2028. Si votre bien est une passoire thermique, vous devrez engager des travaux de rénovation énergétique importants (isolation, chauffage, fenêtres) pour continuer à le louer. Le coût de ces travaux (10 000 à 50 000 € selon l'ampleur) peut rendre la vente plus judicieuse, sauf si des aides (maprimerénov', CEE) couvrent une partie significative.